Qu’appelle-t-on « Plantes Alimentaires Non Conventionnelles » ?
Des plantes alimentaires encore peu valorisées
Avez-vous déjà entendu parler des PANC ?
Cet acronyme signifie Plantes Alimentaires Non Conventionnelles. Il désigne des plantes ou parties de plantes comestibles qui sont peu utilisées dans l’alimentation courante, peu commercialisées ou encore insuffisamment connues du grand public.
Il peut s’agir de feuilles, de fruits, de fleurs, de graines, de tiges, de racines ou de tubercules pouvant entrer dans l’alimentation.
Le terme « non conventionnel » ne signifie donc pas que ces plantes sont nouvelles ou exotiques. Certaines sont au contraire connues et consommées depuis longtemps par différentes communautés. Elles sont simplement moins présentes dans les circuits alimentaires dominants, les commerces ou les habitudes alimentaires actuelles.
Une richesse particulièrement intéressante en Guyane
La Guyane possède une grande diversité végétale ainsi qu’une importante diversité de pratiques agricoles et culinaires.
De nombreuses plantes alimentaires sont cultivées dans les jardins, les abattis et les exploitations agricoles, parfois à petite échelle. Certaines sont bien connues dans une communauté ou une famille mais beaucoup moins dans une autre.
Cette diversité constitue un véritable patrimoine alimentaire.
Mieux connaître les PANC peut contribuer à :
- diversifier les productions agricoles ;
- enrichir l’alimentation ;
- valoriser des espèces adaptées au contexte tropical ;
- préserver et transmettre des savoir-faire ;
- créer de nouveaux produits et débouchés pour les agriculteurs ;
- renforcer la biodiversité cultivée du territoire.
- tendre vers l’autonomie alimentaire
Quelques PANC mises en valeur à Saint-Laurent-du-Maroni
Dans le cadre des actions conduites autour de la biodiversité alimentaire, plusieurs plantes font notamment l’objet d’un travail de découverte et de valorisation.
La corète potagère
La corète est une plante dont les jeunes feuilles peuvent être utilisées dans différentes préparations culinaires. Elle est connue dans plusieurs traditions alimentaires tropicales.
La grande morelle
La grande morelle est principalement valorisée pour ses feuilles, consommées après une préparation appropriée. Elle fait partie des légumes-feuilles présents dans certaines pratiques alimentaires locales.
Le cocona
Le cocona est un fruit amazonien à la saveur acidulée. Il peut être utilisé dans différentes préparations, notamment sous forme de boissons, sauces ou préparations culinaires.
Le jicama
Le jicama produit un tubercule croquant pouvant être consommé et valorisé de différentes manières. Il constitue également une possibilité de diversification pour les systèmes de production.
Ces exemples ne représentent qu’une petite partie de la diversité des plantes alimentaires pouvant être rencontrées sur le territoire.
Produire, connaître… mais aussi savoir préparer
La valorisation des PANC nécessite également de transmettre les bonnes connaissances.
Toutes les parties d’une plante ne sont pas nécessairement comestibles et certaines espèces nécessitent une préparation spécifique avant consommation.
L’identification correcte de la plante, la partie utilisée et son mode de préparation sont donc essentiels.
C’est pourquoi la valorisation des PANC doit associer connaissances agronomiques, savoirs locaux, pratiques culinaires et sensibilisation des consommateurs.
Pourquoi le PAT s’intéresse-t-il aux PANC ?
Pour le Projet Alimentaire Territorial de Saint-Laurent-du-Maroni, les PANC représentent bien plus qu’une curiosité botanique.
Elles peuvent contribuer à répondre à plusieurs enjeux du territoire : développer la production locale, diversifier l’alimentation, transmettre les connaissances, valoriser la biodiversité cultivée et renforcer les liens entre agriculture et alimentation.
Le PAT souhaite ainsi participer à la redécouverte de ces ressources et favoriser les échanges entre agriculteurs, habitants, associations, établissements scolaires et professionnels de l’alimentation.
Une biodiversité alimentaire à redécouvrir
Valoriser les PANC, c’est finalement porter un autre regard sur les plantes qui nous entourent.
Certaines ressources alimentaires sont déjà présentes sur notre territoire mais restent peu connues, peu cultivées ou insuffisamment valorisées.
Les redécouvrir, apprendre à les produire et mieux connaître leurs usages constitue une manière concrète de renforcer la diversité alimentaire et de valoriser les richesses agricoles et culturelles de Saint-Laurent-du-Maroni.

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